Witold Gombrowicz

(1904-1969)

Dossier

Le roman selon Witold Gombrowicz

Lundi
Moi.
Mardi
Moi.
Mercredi
Moi.
Jeudi
Moi.
(Première inscription du Journal, p. 17)

Si Witold Gombrowicz (1904-1969) est aujourd'hui confortablement installé parmi les rangs des écrivains consacrés de la Pologne, il n'en a pas toujours été ainsi. Peu connue avant la Seconde Guerre mondiale et interdite en Pologne sous le régime communiste, son oeuvre s'est aussi pendant de nombreuses années (…)

Bibliographie

Journal (volume 1 : 1953-1958), traduit du polonais par Dominique Autrand, Christophe Jezewski et Allan Kosko, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1995 [1953-1958], 660 p.
« Dans la Pologne d'avant-guerre, notre littérature n'était qu'une piètre imitation de la littérature, et tout s'arrêtait là. […] Plus grande était chez ces êtres, empêtrés dans leurs contradictions, la soif de valeurs authentiques, et plus le sentiment d'une pacotille envahissante et omniprésente devenait inévitable et désespéré. Ah ! ces intellects tellement élaborés, ces « hiérarchies » guindées, ces subtilités tirées par les cheveux – un vrai cauchemar pour le lecteur ! Pour sortir de cet enfer, un seul moyen : tirer la réalité, la vérité au grand jour, dévoiler tout le mécanisme de ces artifices, et loyalement reconnaître la primauté de l'humain sur le divin, chose que notre littérature – et pas seulement la nôtre – craignait justement par-dessus tout. » (p. 35-36)

[À propos de la littérature engagée] « On peut formuler une série d'objections, dirigées [...] contre tout un secteur de la littérature contemporaine hanté par un seul problème : le communisme. Première objection : ils exagèrent. […] Révolutions, guerres, cataclysmes… - que pèse donc cette vaine écume, confrontée à l'horreur fondamentale de l'existence? […] Deuxième objection : […] Sans aller jusqu'à dire que vous faites de la propagande, je constate que de profonds instincts collectifs s'éveillent en vous, instincts qui font que l'humanité se concentre aujourd'hui sur un seul combat […], phénomène qui, […] procède simplement de notre nature même qui veut avoir affaire à un monde défini. En vous, l'infini et la richesse de la vie se réduisent à une poignée de problèmes […]. Or, la force de l'art pur, c'est de faire éclater, de briser tous les schémas. Et voici, plus âpre encore que les précédentes, ma troisième objection : qui voulez-vous servir – l'individu ou la masse? […] une page de Montaigne, un poème de Verlaine, une phrase de Proust s'affirment autrement « anticommunistes » que toute la chorale d'accusateurs que vous formez. Cette page, ce poème, cette phrase sont libres, affranchis et, par là même, ils nous libèrent. Voici, enfin, ma quatrième objection : un art réellement ambitieux […] doit devancer son époque et apparaître comme l'art de demain. Comment faire pour concilier cette mission capitale avec le souci de l'actuel, du contemporain? » (p. 46-49)

« En admettant que je sois né – rien n'est moins sûr –, je suis né afin de démasquer votre jeu. Mes livres n'ont pas pour mission de vous dire : « Deviens qui tu es! », mais « Tu fais semblant d'être qui tu es! ». Je voudrais qu'en vous devienne fécond précisément ce que vous avez jusque-là considéré comme entièrement stérile, voire honteux. […] Par ma bouche, c'est votre jeunesse qui vous parle, et votre désir de jouer, votre souplesse, tout ce qui, en vous, est flexible, élusif, indéfini. […] Combien je voudrais vous voir devenir des acteurs conscients de leur jeu! » (p. 87)

« Rabelais, lui, ne savait pas s'il était « historique » ou « supra-historique ». Il n'avait nullement l'intention de cultiver « l'écriture absolue » ni de sacrifier à « l'art pur », ni, à l'opposé, d'exprimer son époque : il n'avait en général aucune intention, car il écrivait, comme un gosse fait pipi contre un buisson, simplement pour se soulager. Il attaquait ce qui le mettait en fureur; il combattait ce qui entravait sa route; il écrivait pour la volupté, la sienne et celle des autres – tout ce qui lui venait sous la plume. » (p. 129)

« Le styliste moderne ressentira le langage comme un phénomène infini qui est en mouvement de façon permanente et qu'on ne peut maîtriser. Il insistera sur son combat contre la forme plutôt que sur la forme même. Il se méfiera du verbe comme d'une chose en train de lui échapper. Il faut – c'est là l'important – que l'excès de théorie, qu'une attitude par trop pédante n'enlèvent jamais au mot son efficacité, ni en pratique ni dans la vie courante. L'art se crée parmi des hommes vivants et concrets, donc imparfaits. […] Il faut que votre verbe vise à atteindre les hommes et non les théories, les hommes et non pas l'art. Dans ce Journal, mon style est trop correct – dans mes ouvrages artistiques, je suis plus franc du collier. » (p. 153)

« Tout en vous soumettant ainsi passivement à votre ouvrage, en lui permettant de se créer lui-même, il vous faut veiller – c'est là l'essentiel – à ne pas cesser, fût-ce un instant, de le dominer. Voici votre règle : j'ignore où va me mener mon ouvrage, mais, où qu'il me mène, c'est moi qu'il doit exprimer – et satisfaire. […] Ici en effet, tout est jeu de compensations : plus vous êtes fou, fantastique, intuitif, incalculable, irresponsable, plus vous devez être de sang-froid, lucide, responsable. Résultat : entre vous et votre oeuvre, il y a conflit comme entre le cocher et son attelage qui est en train de prendre le mors aux dents. » (p. 177)

« L'Art est un fait et non pas un commentaire accroché aux faits. » (p. 189)

« [Mes livres sont] une pierre que je place sur les rails de votre train en marche [pour] vous extraire du système où vous êtes en train d'évoluer, pour vous faire de nouveau éprouver un peu de jeunesse et de beauté. » (p. 263)

« Seuls des gosses, ou des vieilles filles […], peuvent imaginer l'écrivain comme un être sublimé dans la paix et le calme, un pur esprit qui, des cimes de son « talent », descend nous enseigner ce qu'est le Bon et le Beau. Non […] le devoir de l'écrivain n'est pas de résoudre les problèmes, mais de les poser. » (p. 316)

« Ma première tâche est, bien sûr, d'élever à la première place le terme mineur de garçon, d'adolescent : à tous les autels officiels, en ajouter un autre où ériger le jeune dieu du pire, du moins bon, l'inférieur, le « sans importance », mais fort de toute sa puissance inférieure. Élargir – il le faut – notre conscience ; faire entrer – dans le domaine de l'art tout au moins, en tout cas de mon art – cet autre pôle du Devenir, donner un nom à la forme de l'homme qui fraternise avec l'insuffisance et forcer les gens à l'honorer! » (p. 317)

« Il me faut aussitôt avertir le lecteur : rien de tout ce que je dis n'est catégorique – tout est hypothétique… Tout. Oui, tout – et pourquoi le cacher? – dépend de l'effet produit sur vous. Tel est le caractère qui détermine ma production littéraire. J'essaie divers rôles. J'adopte diverses attitudes […] et si l'une d'entre elles agrée au public et se trouve acceptée par lui, alors je m'y affirme. C'est chez moi attitude de jeunesse. » (p. 320)

« Quels que soient les moyens d'expression d'une littérature, […] elle doit être strictement liée à la réalité : la fantaisie même n'a de portée que dans la mesure où elle parvient à nous faire pénétrer des choses plus profondément que la lucidité routinière de l'intellect. » (p. 330)

« (Il est difficile d'appeler mes ouvrages des romans.) » (p. 407)

« À mon avis, la littérature futile se targue de résoudre les problèmes de l'existence. La littérature sérieuse les pose. […] Elle n'est pas là pour nous faciliter la vie, mais bien pour nous la compliquer. » (p. 490)
Testament. Entretiens avec Dominique de Roux, Paris, Pierre Belfond, coll. « Entretiens », 1977 [1968], 262 p.
« Les passages de mon Journal qui traitent de la "polonitude" ont été lus très superficiellement par les lecteurs occidentaux. On va presque jusqu'à me dire : « Il vaudrait mieux supprimer cela, qu'est-ce que cela peut bien nous faire! » Il serait temps que les héritiers des cultures supérieures cessent de se pousser trop hâtivement du col. A la place du mot "Pologne", mettez Argentine, Canada, Roumanie, etc., et vous verrez mes propos (et mes souffrances) s'élargir jusqu'à une bonne partie du globe : ils concerneront toutes les cultures européennes secondaires. Regardez cela d'encore plus près : vous verrez que ce sont choses vénéneuses qui ne vous épargnent pas non plus. » (p. 58)

« Les écrivains polonais de ma génération avaient en général le choix entre deux voies. Ou bien ils pouvaient se limiter au terrain polonais, mais alors ils se voyaient condamnés à un rôle secondaire; ou bien ils pouvaient aspirer à un rôle européen, mais dans ce cas ils étaient encore condamnés au second rôle, car ils n'étaient européens que de seconde main, ils ne pouvaient que vouloir égaler l'Europe et répéter l'Europe. » (p. 59-60)

« Être homme, cela signifie davantage que d'être français, et l'Europe signifie davantage aussi que l'Angleterre et que la France. […] L'écrivain, l'artiste, ou n'importe qui s'il tient à son développement spirituel, ne doit pas se sentir plus qu'un résident, en Pologne, en Argentine, et il se doit de considérer la Pologne, l'Argentine, comme un obstacle, presque comme un ennemi. […] Et ceux-là seuls pour qui la patrie sera plutôt un obstacle qu'un atout auront une chance de devenir des hommes vraiment libres spirituellement, et, s'il s'agit de l'Europe, vraiment européens. » (p. 62-63)

« À dire vrai l'artiste ne pense pas, si par le mot "penser" l'on entend l'élaboration d'un enchaînement de concepts. En lui la pensée naît du contact avec la matière qu'il forme, comme quelque chose d'auxiliaire, comme l'exigence de cette matière même, comme l'exigence d'une forme en train de naître : il s'agit de réussir l'oeuvre, de la rendre apte à vivre, ce n'est pas de vérité qu'il s'agit. Mes "pensées" se formaient en même temps que mon oeuvre, dans une symbiose quotidienne avec son monde, qui, lentement, se révélait. » (p. 65)

« Pour moi, en littérature, une morale est indispensable. Sans morale, la littérature n'existe pas. La morale est en quelque sorte le sex-appeal de l'écrivain. » (p. 83)

« La morale pour l'artiste est une espèce de sex-appeal, par elle il séduit et s'embellit, lui et ses oeuvres. Il vaudrait donc mieux que l'art n'aborde pas cette matière délicate sans la discrétion nécessaire. Un art explicitement moralisateur, ou vraiment trop "noble", c'est pour moi un phénomène assez irritant. Certes, que l'écrivain soit moral; mais qu'il parle d'autre chose. Que la morale naisse d'elle-même, en marge de l'oeuvre. Ce que je me propose dans mes ouvrages, c'est peut-être tout simplement d'affaiblir toutes les constructions de la morale préméditée afin que notre réflexe moral immédiat, le plus spontané, puisse dire son mot. » (p. 88-89)

« [Question: Dans vos oeuvres, vous considérez-vous comme optimiste ou comme pessimiste?] On me situe en général parmi les pessimistes, et même ceux qu'on dénomme "catastrophistes". Les critiques se sont habitués à ce qu'à partir d'un certain niveau la littérature contemporaine ne puisse être autrement que noire. La mienne, elle, n'est pas noire; au contraire, elle serait plutôt une réaction contre le ton sardonico-apocalyptique de rigueur. Je suis comme le baryton de la Neuvième Symphonie : « Amis, assez de ce chant, que d'autres mélodies se fassent entendre! » Ce qui ne signifie pas que j'entonne pour autant des hymnes à la Joie! Mais j'en ai assez des gémissements actuels. Il faut rajeunir nos problèmes, c'est la tâche primordiale de la littérature créatrice. […] Le vide? L'absurde de l'existence? Le néant? N'exagérons pas! Un Dieu ou des idéaux ne sont pas nécessaires pour découvrir la valeur suprême. […] Les bombes atomiques? Il y a quelques siècles, on mourrait avant la trentaine. […] Aïe! Ça me gêne d'exprimer des pensées si simplettes, je ne me sens pas à la hauteur. Je ne m'insurgerai pas contre une vision tragique de l'existence, je ne suis pas de ceux qui colorent le monde en rose. Mais on ne peut pas toujours répéter la même chose. Ce changement de ton, je l'attends de la nouvelle génération, qu'elle cesse enfin, elle, d'être "désespérée" et "révoltée"! » (p. 89-90)

« Chez moi, l'intrigue n'a jamais pris trop d'importance, elle n'est qu'un prétexte. » (p. 120)

« La sincérité? Comme écrivain, c'est bien ce que je redoute le plus. En littérature, la sincérité ne mène à rien. Voilà encore une des antinomies dynamiques de l'art : plus nous sommes artificiels plus nous avons de chances d'atteindre à la franchise, l'artifice permet à l'artiste l'approche des vérités honteuses. Quant au Journal… Avez-vous jamais vu un Journal qui fût "sincère"? Le "Journal sincère", c'est précisément le journal le plus mensonger, car la franchise n'est pas de ce monde. Et au bout de compte, la sincérité, quelle barbe! Ça n'est pas très fascinant! » (p. 130)

« Le peintre contemporain a appris à décomposer le monde visible en ses éléments de couleurs et de lignes, à partir desquels il élabore une nouvelle composition arbitraire. […] On a dit que la peinture avait pris cent ans d'avance sur la littérature. Malheur à la littérature si elle prend le même chemin. […] Dans la littérature, qui par bonheur n'est pas art pur, il est loisible de faire ce que fait la peinture, et quelque chose de plus, quelque chose qui en est le contraire précisément. […] Dans Cosmos, je peux non seulement décomposer le monde en éléments de la Forme, je peux aussi recréer la réaction de l'homme, d'un homme face à un tel processus de décomposition, sa peur, son désespoir, ou son enchantement, de telle sorte que c'est de nouveau l'homme, et non pas la Forme, qui se trouve au centre de mon oeuvre. Chez moi, la Forme peut encore être l'enfer, ou le paradis; chez un peintre, la Forme doit être « en tant que telle ». Si la toile pouvait nous donner à la fois la Forme « en tant que telle » et les sentiments de l'homme qui la contemple, je n'aurais pas, peut-être, tant de reproches à lui faire. C'est de cette réhumanisation de l'inhumanité que dépend, à mon avis, la littérature de demain. Se balancera-t-elle dans le vide en dessinant des figures bizarres, ou retrouvera-t-elle sous ses pieds un terrain solide? […] Nous avons libéré le démon de la Forme, maintenant il s'agit de le prendre par les cornes. » (p. 156-157)

« Mon écriture est fondée sur des modèles traditionnels. […] Ferdydurke est une parodie du conte philosophique voltairien. Trans-Atlantique est la parodie d'un récit de l'ancien temps, dans le genre vieillot et stéréotypé. La Pornographie renoue avec le débonnaire « roman champêtre polonais ». Cosmos, c'est un peu un roman policier. Mon théâtre parodie Shakespeare et ma dernière pièce est composée sur le modèle de l'opérette. Si je prends appui sur les formes traditionnelles, c'et qu'elles sont les plus parfaites, et que le lecteur y est déjà habitué. Mais n'oubliez pas […] que chez moi la Forme est toujours la parodie de la Forme. Je m'en sers, mais je m'en extrais. Oui, je cherche le lien entre ces genres littéraires d'autrefois, qui sont lisibles, et la plus neuve, la toute dernière perception du monde. Trimbaler la plus actuelle contrebande dans de vieilles carrioles du type de Trans-Atlantique ou de La Pornographie, ça me va! » (p. 159)
« Préface », La pornographie. Traduit par Georges Lisowski, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1995 [1960], p. 9-15.
« [À propos du "sens philosophique" de La pornographie]. Essayons de nous exprimer de la façon la plus simple. L'homme, on le sait, tend vers l'absolu. Vers la plénitude. Vers la vérité, vers Dieu, vers la maturité totale... Tout saisir, se réaliser entièrement -- tel est son impératif. Or, dans La pornographie se manifeste, il me semble, un autre but de l'homme, plus secret sans doute, en quelque sorte illégal : son besoin du Nonachevé... de l'Imperfection... de l'Infériorité... de la Jeunesse. » (p. 9)

« [La jeunesse est] la valeur la plus haute de la vie... mais cette "valeur" a une particularité, inventée sans doute par le diable : étant jeunesse, elle se tient au-dessous du niveau de toute valeur. Ces dernières paroles ("au-dessous de toute valeur"), expliquent pourquoi je n'ai pu prendre racine dans aucun des existentialismes contemporains. L'existentialisme s'efforce de réinventer la valeur, tandis que pour moi la "sous-valeur", "l'insuffisance", le "sous-développement" sont plus proches de l'homme que toutes les valeurs. Je crois que la formule "l'homme veut être Dieu" exprime fort bien les nostalgies de l'existentialisme alors que je lui en oppose une autre, férocement incommensurable : "l'homme veut être jeune". » (p. 10)

« La pornographie est issue de Ferdydurke. C'est un cas particulièrement grinçant du monde ferdydurkien : le Cadet créant l'Aîné. [...] [Mais] La pornographie est plus courageuse que Ferdydurke qui utilise avant tout le sarcasme et l'ironie - et l'humour implique la distance. À cette époque, je prenais de haut mes thèmes, et l'on pourrait soutenir que dans Ferdydurke je lutte orgueilleusement contre l'immaturité. [...] Dans La pornographie, j'ai abandonné la distance que donne l'humour. Ce n'est pas une satire, mais un roman, un roman classique... Le roman de deux messieurs sur le retour et d'un couple d'adolescents ; un roman sensuellement métaphysique. Quelle honte! » (p. 13-14)

« Je suis de plus en plus porté à présenter les thèmes qui me paraissent les plus complexes sous une forme simple, naïve même. La pornographie est écrite un peu à la manière d'un "roman de province" polonais ;  c'est comme si je véhiculais sur un char à banc vieillot du venin "dernier cri" (cri de douleur, pas à la mode, cela va de soi). Ai-je raison de penser que plus la littérature est téméraire et d'un accès difficile, plus elle devrait retourner vers des formes anciennes, faciles, auxquelles les lecteurs se sont habitués? » (p. 15)

« K. A. Jelenski [...] estimait que La pornographie se présentait de façon trop définie; il me conseillait d'y effacer quelques-unes de mes traces, à la façon des animaux ou de certains peintres. Mais je suis déjà fatigué par tous les malentendus qui s'accumulent entre moi et mon lecteur et, si j'avais pu, j'aurais limité encore davantage sa liberté de m'interpréter. » (p. 15)

 
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